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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 19:22

De Paul Aries

http://cot.priceminister.com/photo/716233830_L.jpg

Présentation de l'éditeur

La gauche et la droite partagent le même bilan écologique effroyable. Les deux idéologies ont fait durant le 20e siècle de l'environnement la variable d'ajustement de leur système au nom de leur foi dans le productivisme et le "toujours plus". Ces deux modèles sont en faillite au regard de l'effondrement environnemental actuel. La droite et les milieux d'affaires entendent profiter d'un nouveau rapport de force qui leur est plus favorable pour payer aux pauvres la facture environnementale. La gauche est aphone incapable de marier la justice sociale et les contraintes de la nature. Entre ceux qui prônent avec Hulot de "polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps" et ceux qui entendent avec Claude Allègre et Florence Parisot "polluer pour pouvoir dépolluer" en augmentant toujours plus la croissance, la production, la consommation et les emplois l'objection de croissance n'est-elle pas la véritable alternative pour les pays riches ? Un livre qui dépasse le domaine des seuls constats pour faire des propositions concrètes. Un livre qui envisage la construction d'une nouvelle pensée politique de la décroissance. L'auteur ne cache pas les risques : il fait aussi état des débats et des polémiques parfois vives. Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui ne veulent plus "développer en rond".

 

 

Lu entre deux insomnies en grande partie, ce livre a été comme une révélation (mais une vraie, une du type : "bon sang, mais c'est bien sur !"). J'ai pu comprendre certaines différences et  voir plus loin que la simplicité volontaire, qui si elle est indispensable à mes yeux, n'est certainement pas suffisante.

 

Mais si tout le monde prenait conscience du sens (ou plutôt du non sens ) de la consommation, je pense qu'un grand pas serait déjà fait ... Malheureusement, comme il le dit si bien, "il est plus facile et agréable de se penser et de se vivre en consommateur plutôt qu'en usager apprenti maître de ses usages". En effet, combien de personnes (et j'en ai fait partie) font du shopping leur unique sortie et loisir ? Passer son temps à faire les magasins pour consommer toujours plus d'inutile quitte à s'endetter ... Nous sommes les victimes consentantes du circuit. Et même si l'on sait que tout cela est néfaste, nous en redemandons encore et encore ... Comment ? Avec la crise, nous cherchons à préserver notre pouvoir d'achat, donc nous achetons dans des enseignes à bas prix qui font produire dans des conditions déplorables et avec une rémunération misérable des articles de basse qualité ... En achetant, on contribue à la survie du système ...

Comment faire alors ? Consommer moins et de qualité semble être une évidence, privilégier les secondes vie aussi.

 

La consommation amène également par ses addictions des comportements néfastes, comment s'étonner dès lors des conduites à risques de certains ? De la violence de plus en plus présente, et elle est multiple, il n'y a pas que celles des cités, il y a celles aussi présente chez nous de manière insidieuse, celles que l'on ne voit pas, celles que l'on fait subir à nos enfants mais aussi à nous même.


Il parle bien évidemment de politique et de la nécessité de créer un parti pour la décroissance (avec un titre pareil, ce serait ballot de ne pas en parler ..), de la difficulté que cela représente ..., des idées fortes de ce potentiel parti dont la gratuité de l'usage et le renchérissement du mésusage (ex : gratuité ou tarif bas de l'eau pour la vie quotidienne dans une certaine mesure, et augmentation du tarif pour un usage excédentaire : remplissage d'une piscine, abus de l'utilisation de l'eau ... ). Autre idée : le revenu universel inconditionnel lié à un revenu maximum autorisé.


Un livre très intéressant, très riche qui me conforte dans mes choix de vie et je dirais même qui m'encourage à faire encore plus ... Seulement, que faire exactement ? Même si je suis une convaincue, je ne pense pas pouvoir changer les choses de façon radicale. Il y a des pistes à creuser, Rome ne s'est pas faite en un jour ...

 


 

 

 

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